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En cinquième année, les élèves ingénieurs en génie électrique choisissent l’un des trois parcours proposés : énergies renouvelables, systèmes embarqués et objets connectés ou usine du futur. Les deux premiers ont fait peau neuve et le troisième a été créé cette année pour les besoins des industriels. Le point avec les trois responsables de ces parcours.

Le point commun aux trois parcours : le projet. Plus d’examens en fin d’année mais une évaluation continue sur leurs compétences à mener un projet concret en équipe. « Nous formons des ingénieurs métier, qui développent des savoir-faire, c’est pourquoi toute la pédagogie en 5e année est construite autour du projet. Et travailler en équipe fait partie de l’apprentissage, et c’est peut-être la partie la plus compliquée du projet » souligne Jean-Michel Hubé, responsable du parcours Énergies renouvelables.

Projets et anglais                                                                                           

L’année comporte un projet par module d’enseignement et un projet majeur lié au parcours choisi, souvent en partenariat avec un industriel ou laboratoire, et encadré par deux enseignants. Certains modules sont communs aux trois parcours (management, mobilité électrique, conférences métier) ou à deux (BIM, big data et machine learning, automatique avancée).

Les rendus et les présentations orales sont en anglais ou en allemand, avec la complicité des professeurs de langues. « Ça plaît beaucoup aux étudiants car c’est de l’anglais ou de l’allemand professionnels, ils parlent de leurs projets, de leur métier » précise l’enseignant.

Énergies renouvelables : produire et transformer l’énergie pour l’adapter aux besoins

Dans le parcours Énergies renouvelables, les étudiants ont par exemple travaillé sur un projet avec Hager : la conception d’un système d’alimentation électrique autonome pour les habitations des pays en développement, notamment en Afrique équatoriale et en Asie du Sud Est. « Une solution d’avenir pour ces pays, car beaucoup d’habitations sont hors réseau et construire des infrastructures de réseau maillé comme en Europe a un coût très élevé » explique Jean-Michel Hubé. Les élèves ont conçu un kit robuste, pas cher, sécurisé, en basse tension continue, utilisable facilement par les consommateurs, alimenté par deux panneaux solaires. Aux aspects techniques, se sont ajoutés la réflexion marketing et le développement de l’application pour smartphone.

« C’était un super projet, pleinement dans le métier d’ingénieur : conception de système, électronique de puissance, commande numérique…  C’est très motivant pour eux et pour moi »

Certains projets sont poursuivis d’une année sur l’autre, comme la mise au point, avec un médecin acupuncteur inventeur, d’un dispositif de moxibustion électrique, pour stimuler les points d’acupuncture par la chaleur. Cela a abouti à un prototype breveté, dont les deux étudiants et l’enseignant sont co-inventeurs, et bientôt à une start-up dans laquelle les deux élèves vont prendre des parts. Le prototype a été finalisé cette année par d’autres étudiants.

 

Autre projet mis au point sur plusieurs années : le soleil artificiel, financé grâce au mécénat d’EDF/ES. Il remplace le soleil pour effectuer des tests, travaux pratiques ou projets sur des panneaux solaires, quels que soient les conditions d’ensoleillement extérieur.

Dans tous ces projets, un objet technique est réalisé, car « pour développer des compétences, il faut faire. En simulation sur un écran, ça marche toujours, mais dans la réalité, on est confronté aux vraies difficultés ».

Le choix du parcours ne détermine par la carrière, c’est un approfondissement mais pas une spécialisation. Les étudiants trouvent des débouchés très variés : chargés d’affaires pour l’installation de panneaux voltaïques, l’éclairage public ou l’automatisme, ingénieurs d’études ou de R&D… bref, tous les métiers où l’on va produire, transformer et utiliser de l’électricité.

Article rédigé par Stéphanie Robert

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