07
juin
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Suite de notre visite en cinquième année de génie électrique, avec le parcours Usine du futur, créé cette année pour répondre aux besoins des industriels. Pédagogie par projet, enseignements en anglais, mobilité électrique et jumeau numérique, voyons les spécificités du parcours, avec Tedjani Mesbahi, maître de conférences en génie électrique et responsable du parcours.

« Le parcours Usine du futur est orienté vers la conception numérique 3D, l’instrumentation, c’est-à-dire la mise en œuvre des capteurs, la commande robotique et la mise en œuvre de systèmes de production configurables et agiles intégrant l’homme et l’environnement » présente Tedjani Mesbahi. Les élèves ingénieurs étudient la mobilité électrique, les BIM (maquettes numériques du bâtiment), les problématiques de big data et l’apprentissage automatique. Ces enseignements sont communs avec l’un ou les deux autres parcours.

Développer le jumeau numérique

Les élèves sont aussi initiés aux outils numériques pour l’usine du futur, un enseignement spécifique à ce nouveau parcours.

« Il y a une forte demande des industriels pour développer des solutions de jumeau numérique. Nous formons pour cela nos étudiants au logiciel NX MCD « Mechatronics Concept Designer », acquis grâce à Siemens, partenaire du parcours »

indique l’enseignant-chercheur. Le jumeau numérique est une réplique numérique d’un objet, d’un processus ou d’un système, construit à partir des données des capteurs, traitées par des algorithmes d’apprentissage automatique. Ainsi, le système apprend de lui-même. Cela peut aller de l’objet connecté à la chaîne de production de l’usine 4.0 jusqu’aux smart cities.

En lien avec la recherche

Pour le projet de parcours, les étudiants conçoivent et réalisent une maquette, de septembre à janvier. Cette année, ils ont conçu une machine à cocktails automatisée mettant en jeu le jumeau numérique. L’autre équipe a développé un chariot électrique autonome avec une alimentation hybride avec batteries et supercondensateurs, en lien avec les recherches menées à l’INSA. Ils étaient co-encadrés par Théophile Paul, diplômé et doctorant en  génie électrique.

Autre particularité : l’enseignement en anglais. Cela concerne la moitié des cours pour l’instant, et la totalité l’année prochaine. Les rendus écrits et les présentations orales des projets sont en anglais ou allemand.

« Il est important que les étudiants renforcent leurs compétences linguistiques. L’Allemagne est le pilote européen de l’usine du futur et de nombreuses entreprises sont en Suisse ou au Luxembourg ».

Entreprises convaincues

Les étudiants ont présenté leur projet de parcours à des entreprises, visiblement convaincues. « Ils ont tous trouvé un bon stage sur ces thématiques de l’usine du futur : jumeau numérique et optimisation de la chaîne de production dans l’industrie pharmaceutique, réalisation d’un démonstrateur en Suisse, automatisation du système de production en Chine, développement d’un produit en stockage de l’énergie, maintenance industrielle dans le centre spatial de Kourou en Guyane… » se félicite Tedjani Mesbahi.

Les étudiants des parcours Usine du futur, Systèmes embarqués et IoT peuvent aussi s’engager  dans la recherche et suivre, en parallèle de leur 5e année à l’INSA, le master recherche Imagerie, robotique, ingénierie pour le vivant (IRIV) à Telecom Physique Strasbourg.

 

Lire aussi :

Le point sur les trois parcours en génie électrique (1/3) – Énergies renouvelables

En savoir plus sur la spécialité génie électrique : https://www.insa-strasbourg.fr/fr/genie-electrique

 

Crédit photos : Tedjani Mesbahi

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